Présentation

 

Situé à Fleury-devant-Douaumont, le Mémorial est né de la volonté des Anciens Combattants qui l'ont conçu comme un reliquaire, un testament et selon leurs mots, un temple du souvenir, témoin du sacrifice personnel de dizaines de milliers d'entre eux.  Il faut, comme le souligne Antoine Prost dans le tome II des «Lieux de Mémoire» paru chez Gallimard en 1986, fournir des explications à ceux qui viennent ici aujourd’hui en sachant seulement qu’il y a eu une bataille mémorable mais qui en ignorent le déroulement, la chronologie, la typographie. Le visiteur a succédé au pèlerin et pour lui, l’histoire doit prendre le relais de la ferveur.

 

C’est dans un contexte de rapprochement franco-allemand que s’imposa progressivement l’idée d’ériger un Mémorial dédié aux Anciens Combattants de 1914-1918. Le 23 octobre 1960, sous l’impulsion de Maurice Genevoix, Président du CNSV, sa création fut décidée sur l'emplacement de l’ancienne gare de Fleury, village détruit, vingt fois pris et repris, cent fois cité dans les communiqués. En 1963, Roger Frey, ministre de l’Intérieur, autorisait les communes de France à participer au financement du Mémorial de Verdun, ce qui permit au CNSV, reconnu «d’utilité publique» en 1962, de recevoir les souscriptions.

 

On vient d’abord ici pour apprendre : l’objectif premier du Mémorial est d’enseigner ce que furent les combats autour de Verdun et plus particulièrement ceux de 1916 auxquels ont participé deux Poilus sur trois; c’est dire que cette «bataille de la France» a concerné de nombreuses familles. Mais cette explication est aussi marquée par le souci de mettre en parallèle, les points de vue français et allemand : la souffrance, la mort, le désespoir n’ont ni nationalité, ni religion…

Initiant une réflexion sur la Grande Guerre, et par là sur la problématique histoire/mémoire, le Mémorial de Verdun est avant tout, un outil pédagogique au service de la vérité historique, conformément aux souhaits des Anciens Combattants qui l’ont érigé.

 

A découvrir du 15 février et jusqu'au 3 septembre, l'exposition temporaire : "Dans l'ombre de Joffre, le Général Pellé : militaire, diplomate et artiste".

 

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